Pontons : Tunis-Marseille / 2012

 

Installation vidéo de Pauliina Salminen et Andrés Jaschek Photographies de Mouna Jemal Siala Avec la participation d’Emma Cacou, Zohra Keskes Kaffel, Maxime Moncey, Riadh Siala, Julie Peyrin, Cédric Rubini et Narjes Torchini Exposition au Centre National d’Art Vivant du 20 au 31 octobre 2012. Vernissage le 20 octobre à 16 h. Par la suite, l’exposition voyagera à Marseille, où elle sera visible à la Galerie Vol de Nuits, dans le cadre du festival Instants Vidéo. « Pontons » est une installation mêlant la parole d’habitants à l’image vidéo et photographique. A travers le regard des artistes marseillais et tunisois, un jeu de miroir est créé entre les deux villes, exposées à des dialogues poétiques. Des mots qui dessinent un lieu, des images qui le transportent à l’autre rive de la Méditerranée. Puis des mots de là-bas qui redessinent ce lieu, le rendant autre. Cette création a été conçue comme un processus à plusieurs étapes. Les vidéastes Pauliina Salminen et Andrés Jaschek, avec la complicité de la photographe Mouna Jemal Siala ont organisé une première rencontre avec des habitants de Marseille puis de Tunis. Lors de ces ateliers, chaque participant s’est exprimé sur un lieu de sa ville en engageant un point de vue, intime et sensible à travers la création de textes (cf. textes «ALLER» ). Ensuite les vidéastes ont réalisé une courte vidéo inspirée par chaque texte, non pas pour présenter ou décrire le lieu en question mais pour transmettre des sensations et émotions liées à celui-ci, pour les ré-interpréter, pour s’en approprier… De nouvelles rencontres se sont organisées des deux côtés de la Méditerranée. A ce moment-là, les habitants marseillais ont visionné les créations vidéo tournées à Tunis et les tunisois celles tournées à Marseille. Suite à ces dernières , ils ont écrit un deuxième texte, en s’inspirant cette fois-ci des images regardées, en essayant de rendre compte de l’ambiance qui en émane, en y projetant leur propre imagination, leurs propres expériences (cf. textes «RETOUR» ). Les photographies de Mouna Jemal Siala, en resonance avec l’installation, questionnent le lien entre les personnes et leurs lieux de vie ainsi que le lien entre Marseille et Tunis. Une publication de 50 pages, composé de textes et d’images, accompagne l’exposition. Exposer les espaces urbains au regard des habitants est au cœur du projet. Plus précisément cette création s’intéresse à la façon dont les lieux réels se mêlent à des lieux fantasmés ; le regard subjectif et les émotions personnelles modifient les images existantes, les états d’âme des personnes sont confrontés aux états d’âme des villes.